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Nouvelles de nos projets

Tessalit – Aide au village lors de la sécheresse de 2010

En 2010, une sécheresse a dévasté le Nord du Mali et décimé les troupeaux. Les animaux sont morts par centaines. Les puits se sont vidés.

Cette sécheresse, aussi grave, si pas plus grave, que celles qui ont sévit en 1973 et 1975, a des conséquences tragiques sur le mode de vie traditionnel des Touaregs du Mali.

En mai 2010, nous avons fait parvenir au Maire de Tessalit des fonds pour acheminer de l’aliment bétail depuis Kidal. La ville française de Saint-Jean-de-Maurienne a aussi participé à ce projet ainsi que le groupe Tinariwen. 60 tonnes d’aliment bétail sont arrivées ainsi à Tessalit, fin mai.

La pluie est enfin arrivée en septembre. Et avec elle, l’espoir. Mais il faudra sept à huit années pour reconstituer les cheptels, du moins s’il continue à pleuvoir. La pluie fait du bien certes, mais tout n’est pas réglé. La population de Tessalit manque toujours de l’essentiel. Notre soutien reste plus que jamais nécessaire.


Un Cybercafé à Tessalit

Le concert que nous avons organisé en novembre 2010, avec les musiciens Jupiter Diop et Anana Ag Harouna, nous a permis de récolter 900€. Depuis, nous avons versé cette somme, plus exactement 1.100€, à l’association TAMOUDRE. Sa responsable, Jacqueline Dupuis suit sur le terrain, un projet de création d’un Cybercafé. Elle et d’autres personnes se battent pour sa réalisation. Se battent, oui ! Parce que rien n’est facile à Tessalit.

Le maire de Tessalit, Ousmane Ag Abdola, et son adjoint Ismaël Ag Mohamed et le maire de Kidal, Arbakane Ag Abzayak, accompagnent le projet depuis ses débuts. Des personnes-ressources, natives de la région sont aussi impliquées : entre autres, Rousmane ag Assilakane, enseignant ; Attaher ag Iknane ; Akory ag Iknane, maître assistant en santé publique ; Ibrahim Belco Maiga, ingénieur Télécoms ; Zouemar ag Mohamed, responsable du centre d’animation pédagogique de Tessalit ; Hassan Faradji, qui a financé une partie de l’opération.

Avant de mettre le projet en place, de longues discussions ont eu lieu avec les jeunes de Tessalit. Il fallait s’assurer de sa pertinence. Répondait-il à leurs besoins ? Car de fait, le Cybercafé s’adresse à eux. Il leur permettra de sortir de leur isolement.

A Tessalit, il est en effet difficile de se projeter dans le futur de manière positive. La situation géopolitique du village l’isole du reste du monde et empêche, en tout cas pour le moment, de développer le moindre projet de travail. Le Cybercafé est une solution d’ouverture. L’accès à Internet permettra aux jeunes de franchir les frontières et d’entrer plus facilement en contact avec le reste du monde.

Concrètement, le Cybercafé à Tessalit, c’est :

  • proposer aux jeunes une initiation à l’informatique ;
  • donner une formation plus suivie pour les jeunes motivés et sensibles à cet outil ;
  • fournir un encadrement pour le développement de projets informatiques.

Donc leur donner un espoir de s’en sortir, de travailler, de se rendre utile…

Des ordinateurs, des logiciels, une imprimante laser, une imprimante multifonctions, des onduleurs, du petit matériel, des cartouches de rechange, des ramettes de papiers, des câbles Ethernet, et un Switch 8 personnes ont été acheminés depuis Bamako jusqu’à Tessalit par deux groupes de jeunes, le GIE « Afous N’Tamdrit » et les étudiants de  A.J.E.R.T. (Association des jeunes étudiants ressortissants de Tessalit). Ils ont  aussi aménagé la salle et installé le matériel. Depuis le début de ce projet, eux et tous les jeunes de Tessalit, ont mis leur sérieux, leur enthousiasme, leurs compétences techniques au service de tous.

Il reste deux volets fondamentaux à mettre en œuvre :

  • la fonction de chacun, mairie et société civile, en tant que maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre, et leurs responsabilités mutuelles, financières, logistiques et techniques ;
  • la formation à la maintenance du matériel et en développement informatique.

Tous les partenaires désirent ardemment que ce futur Cybercafé – il devrait voir le jour avant l’été 2011 – serve de lien entre tous les hommes de bonne volonté, à partir d’une région particulièrement excentrée et soumises  à des pressions climatiques, sociales, économiques et géopolitiques extrêmement complexes, et qu’il reste un exemple de participation et de rencontre entre des personnes venant d’horizons différents.